Exclusivité mondiale: interview Aho Usagi: L'être bondissant de l'Aikido

Publié le 4 Mars 2013

Aho Usagi, l'être bondissant de l'aïkido ou l'interview d'un adepte passionné.

Après avoir cumulé de nombreuses heures d'entraînements, il a rencontré un bon nombres de grands experts internationaux.

J'ai rencontré pour vous en exclusivité, ce pratiquant  qui a coup sûr ne manquera pas de se faire connaître et d'en étonner plus d'un.

Marie.

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Bonjour sensei, comment êtes-vous venu à pratiquer l'Aikido?

Bonjour Marie, dans un 1er temps, je pense que les raisons n'étaient pas forcément bonnes, j'entends par là que la décision était un peu utopique en tout cas erronée.

En effet j'avais comme ambition (et toujours actuellement) de voyager, c'est donc pour cela que j'ai décider de pratiquer un art martial, dans un soucis d'autonomie, de liberté, étant un petit lapin, je me disait à l'époque, qu'il était plus sérieux d'avoir une expérience dans une discipline martiale, afin d'acquérir "le bon réflexe" en  cas de pépins.

C'était il y a quelques années déjà...( Aho esquisse un sourire un brin mélancolique).

Je m'étais renseigné sur une discipline beaucoup plus percutante, tout en opposition, le Sanda, car dans ma région, une famille de pratiquant y est installée: la famille Moua, leur palmarès est impressionnant.

Encore une fois, c'est pour de mauvaises raisons que j'ai décidé de ne pas y aller, le lieu d'entraînement étant assez loin de mon lieu de résidence, allié à ça, j'avais envie de donner des coups mais pas forcément d'en recevoir....(rires).

Ce que l'on peut être stupide lorsqu'on est jeune.

J'ai donc continué mes recherches et suis tombé sur un club d'aïkido tout proche de chez moi, me suis renseigné sur la discipline, et ai choisie de m'y inscrire.

C'est donc tout à fait par hasard que je suis venu à l'aïkido.

Maintenant je me dis que la vie est véritablement bien faites, et que ce n'était peut être pas un hasard...

Pouvez-vous nous parler de vos différentes influences?

J'ai tout de suite adhéré à cette discipline, et 1 semaine après mes débuts, je décidais d'aller voir ce "Tamura Sensei" dont tout le monde parlait tant.

Je m'en souviens comme si c'était hier, j'ai une mémoire d'éléphant pour un lapin....

 

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Tamura Sensei.

C'était donc mon 1er stage et à fortiori ma 1ère rencontre avec Tamura Sensei, et tout ça à Bordeaux.

Il appréciait particulièrement les débutants et l'esprit de Shoshin (celui dont font preuve les novices) certainement pour leur spontanéïté, leur enthousiasme accompagné d'une absence totale de préjugés.

C'est donc à ce stage que j'ai eu la chance, 1 semaine après mon inscription, d'approcher et de "toucher" la technique de ce grand Maître.

Je salue au passage son ouverture d'esprit, car bien des pratiquants préfèrent accorder du temps aux expérimentés plutôt qu'aux novices.

Et c'est avec grande maladresse que j'exécutais une technique sur Sensei, l'immobilisant en passant au dessus de lui, en l'enjambant. Ce qui ne se fait pas.

Je me souviens encore de la réaction de l'assemblée, qui "hurlait" et faisait les gros yeux, en voyant cette grossière erreur.

L'esprit Shoshin étant ce qu'il est, c'est avec la plus grande honnêteté, un peu de naïveté et beaucoup de gaieté que j'exécutais donc mon affaire, sans même m'en sentir coupable.

Vraiment un excellent souvenir.

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                                                Leo Tamaki et Tamura sensei.

Plus tard j'ai fait la connaissance de Léo Tamaki qui est bien plus qu'une influence car il est jusqu'à ce jour le sensei que j'ai décidé de suivre, c'est sa pratique qui guide ma voie.

J'aime sa vision, son approche, elle me parle et m'inspire.

De plus il m'a ouvert des horizons qui apparaissent infini tant la richesse et l'ouverture d'esprit  du travail qu'il propose est considérable.

En outre c'est également lui qui m'a ouvert les portes du Shinbukan, l'école de Kuroda Sensei.

Je lui doit donc beaucoup, ainsi à son contact je découvrais donc Kuroda, kono mais aussi Hino Sensei et Allen Pittman.

Je peut donc dire que ma pratique est teintée par de nombreux très bons experts.

C'est un peu pompeux, mais j'aime à le penser.

Vous avez donc plusieurs "cordes" à votre arc?

Tout à fait, je pense qu'il n'y a pas un  seul type de pratique mais bel est bien Des pratiques.

Au même titre d'ailleurs qu'il n'y a pas une vérité mais Des vérités.

Je comprend aujourd'hui l'importance de se diversifier et de s'ouvrir à divers horizons afin de ne pas s'enfermer dans un carcan.

C'est aussi l'une des nombreuses erreurs qui jalonnent la voie.

Je pense qu'il est également essentiel, de laisser libre cours à sa propre interprétation de telle ou telle technique, c'est un début vers l'appropriation.

Le tout dans un esprit d'ouverture, pour une plus grande liberté.

Mais ceci est une autre histoire.

Comment se passait l'enseignement au Kishinkaï?

Le plus naturellement possible, nous étions des élèves motivés, notre leitmotive à tous était de donner le meilleur de nous-même, et c'est avec une saine compétition que nous essayions de faire de notre mieux, jour après jour, mais aussi de tenter de faire mieux que le copain d'à côté.

Je pense que cela était sain et source d'un incessant progrès.

Jamais à l'arrêt, toujours à gratter, peu souvent satisfait, j'ai beaucoup appris.

Avez-vous déjà pensé à enseigner?

J'y pense de plus en plus....(rires)

Vous avez voyagé notamment au Japon, qu'en retenez-vous?

Bien hâte d'arriver

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L'une des expériences les plus enrichissantes, c'est aussi ma 1ère rencontre avec Kuroda Tetsuzan et la deuxième avec Kono Sensei.

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Tea time chez Kono sensei.

Ce que j'en retiens est du domaine de la sensation, de l'émerveillement, c'est difficile d'en parler, ça s'expérimente.

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                                                   en compagnie de 2 amies.

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Tokyo et son célèbre quartier de Shibuya.

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Quelque part dans Kyoto.

Pouvez-vous nous parler de votre état d'esprit?

(rires)...drôle de question, j'essaie d'appliquer dans la vie les principes que je travail au dojo.

Cela n'est pas si facile, il faut sans cesse conserver une relative attention.

j'essaie de garder mon esprit dans une constante évolution, c'est assez difficile, mais je pense que le simple fait d'en avoir conscience est déjà un 1er pas vers du positif.

J'avoue vivre au jour le jour sans trop me poser de question, je prends la vie comme elle vient.

Cela présente l'avantage d'être plus souvent satisfait, toujours dans le but d'évoluer, de progresser.

Et puis ça évite bons nombres de questions existentielles.

sur un tatami?

Pareil, avec à l'esprit l'envie et l'intention de faire vivre tel ou tel principe à travers telle ou telle technique.

Souvent en fonction de l'humeur.

Merci sensei pour ce témoignage, merci dêtre aussi disponible.

 

Marie.

Rédigé par Titema

Publié dans #Interview

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Titema 05/03/2013 00:02

Migueeel, thanks,it's still possible but for the second part ;-)

Miguel F Silva 04/03/2013 17:57

Noooooo....I wanted to be the first interviewing USAGIIIII

By the way, great interview!! :)